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ATTENTION !!! Certaines rues de Breteil seront interdites à la circulation ou seront en alternat (voir onglet Mairie, sous-onglet Travaux).
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Nos artistes   Nos bourses jeunes

Manon LELOUTRE au Vietnam de juin à juillet 2016
Adrien BLONS en Roumanie de mars à avril 2016
Comme Marie, Mégane ou Guillaume, Adrien BLONS s’est laissé tenter. Mettre sous ses pas la peau du monde. Juste un peu d’air entre sa terre natale et soi. Tout en échafaudant son projet pour l’avenir. De quoi occire toute hésitation. « Il me fallait un projet de fin d’études pour valider mon DUT (diplôme universitaire de technologie). Mon voyage était déjà sur les rails quand une connaissance m’a parlé de la bourse. ».

Le temps de monter le dossier, d’un retour positif de la mairie, et voici l’heure de s’en aller goûter le printemps 2016 sous d’autres cieux. « J’avais 3 options. Rester sur Rennes, non. L’Angleterre, je connaissais. J’étais preneur pour une nouvelle destination. ». Ce sera Bucarest. Mais quel est donc le projet qui allait lui donner l’opportunité de joindre le nécessaire et l’attrayant ? « Je préparais à Beaulieu un DUT Génie-Civil. J’espère évoluer dans la sphère des bâtiments et des grands ouvrages. A Bucarest, on nous a confié le dimensionnement d’une climatisation sur un projet de salle de sport. ». Un travail virtuel, sur plans, la salle existant déjà. Une université forme là-bas une vingtaine d’étudiants rennais aux réseaux et climatisations. Adrien a ainsi pu comparer ses propres solutions face à ce que d’autres avaient réalisé sur le terrain. « Le matin, on travaillait en autonomie. On a suivi un projet de A à Z. Au final, je vois cela comme un socle de culture générale qui ne pourra que me servir demain. ».

1ère découverte pour le Breteillais de souche : « 1 Roumain sur 3 parle français. ». Et ce depuis qu’un certain Voltaire a été traduit dans les Balkans. Autre découverte, la beauté des Carpates. A Sinaia, station de ski réputée, Adrien goûte le charme des paysages champêtres. « Bien sûr, la campagne est encore sillonnée par les charrues tirées par les bœufs. Mais à Bucarest, on sent la volonté farouche de se défaire de certains clichés. Des chantiers fleurissent partout ! ». Quelques mètres peuvent séparer une résidence pimpante d’un taudis. Du palais d’un dictateur, on a fait un must de l’architecture clinquante. Oubliée, l’image d’une Roumaine précaire : le weekend est festif, les rues de la capitale regorgent d’étudiants en liesse. Place de la Révolution, pourtant, aucun d’eux n’oublie décembre 1989 et le sang versé par leurs aînés. « Le coût de la vie est un des moins élevés d’Europe. Les commerces de proximité ont la cote : on achète sa dosette de café, son paquet de mouchoirs à l’unité. ». Le métro côtoie le tram, les taxis pullulent. « En mars, on peut avoir 40° ! Mais l’hiver est rude. Le pays rêvé pour étudier la climatisation ! ».

Aujourd’hui en alternance, Adrien multiplie les contacts : conducteurs de travaux, maîtres d’ouvrage, architectes … Il se passionne pour la démolition, alors que se précise chaque jour un peu plus son chemin vers l’activité professionnelle. A 21 ans, il se verrait bien assistant chargé d’affaire. Déconstruire, n’est-ce pas le premier pas vers le futur ?

Rédaction : Bruno MERLIN
Charlène DAVID au Pérou en février 2016
Guillaume HIREL autour du monde de juin 2015 à mai 2016
Vos ados vous insupportent ? Ils mangent comme 4 et rentrent tard ? Une solution : la bourse jeune. Les HIREL, ils ont tout compris ! Fin de la plaisanterie. Des ados, ils n’en sont plus. Si Marie va rentrer du Canada, Guillaume revient d’un tour du monde. Et c’est un fait, l’absence semble avoir resserré les liens familiaux : « Internet nous a permis d’être proches. L’expérience a été profitable à tous. C’était le bon moment. ».
À peine 24 ans, et pourtant. Le jeune homme semble emprunt d’une sérénité et d’une sagesse à rendre vert le plus zen des bonzes. « Mon rapport au temps a changé. Voyager, c’est goûter au mieux l’instant présent. ».

Au sortir d’un master management gestion d’entreprise, Guillaume se pose. Titulaire d’un BTS hygiène propreté et d’une licence dans le même domaine, son expérience au sein d’une grosse agence de nettoyage le laisse un rien désenchanté. « J’ai fait tous les postes, jusqu’à gérer 40 salariés. Très formateur. Mais la politique des grands groupes m’a laissé sur ma faim. ». Alors entreprendre oui. Mais autrement. Et peut-être ailleurs. Guillaume guette le déclic qui l’aiderait à se projeter. L’idée d’un tour du monde globe trottine dans sa tête. Et dans celle d’un ami. Divergence d’opinion, c’est en solo qu’il termine de boucler sa valise. « Je ne me voyais pas remettre en question le départ. ». Un an de préparation. Et le désir qui s’attise. 8 mois d’intérim, il vend sa voiture et voici qu’arrive le 13 juin 2015. 1ère étape : Rio. Puis Buenos Aires, le Chili, l’Argentine. Ah, le petit vin rouge de Mendoza. Et la Bolivie. « Le président est un indigène. On vit au quotidien la culture inca, le culte à la nature. ». Zéro supermarché : leur truc, c’est le troc. Suit le désert de sel. Un trip de 4 jours à 5 000 mètres par moins 20°. Il croise d’autres routards. Tiens, un pompier de Paris. A la Paz, c’est le fantôme de Tintin cherchant son temple du soleil. Puis c’est le Pérou et Cusco. Tiens, 2 anglais de Manchester. Ah, la soupe à la ½ tête d’agneau. On passe à + 30°, avant le coup de cœur : la Colombie. 2 filles écrivent sur le sable : « Une seule vie, mille façons de la vivre ». Le temps d’un océan, c’est la Nouvelle Zélande et le village des Hobbits. Son adolescence. Sydney, l’hommage à la France blessée par les attentats. Tiens, 2 marseillaises. L’hospitalité d’une tribu Kanak. A Bali, la rencontre majeure : Thierry, le motard, qui maîtrise 11 langues, et Yuri, 9 ans, qui en parle 6. Tous deux courent le monde en souvenir d’Ida, l’épouse et mère décédée. « Les passeports sont Français. Mais leur pays, c’est le voyage. ». Guillaume traverse encore le Cambodge, le Laos, au peuple si chaleureux, la baie d’Halong, goûte l’espoir Birman né d’un nom, Aung San Suu Kyl. Il se rêve explorateur en découvrant la péninsule de Dawei, encore fermée au tourisme il y a peu. Le temps de passer son second diplôme de plongée, voila son année de route qui se termine. « Je n’ai fait que de belles rencontres. ». Conscient de sa chance, Guillaume s‘avoue plus touché par la magie de âmes que par la beauté des paysages. L’avenir ? « Un projet dans le secteur du tourisme solidaire. Peut-être en Bolivie. ».

A Bali, il s’est fait tatouer les 5 continents sur l’avant-bras. Clin d’œil au grand-père baroudeur. Et à ses parents, à l’origine de ses 2 passions : le voyage … et la Bretagne.

Sur les pas de Guillaume : enjoytheworld.fr.

Rédaction : Bruno MERLIN

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Marie HIREL au Canada d´août 2015 à avril 2016

Marie HIREL n’oubliera rien de ses 8 mois passés outre-Atlantique. Ni l’été incandescent qui file à l’indienne. Ni l’hiver rugueux prenant ses quartiers pour les ¾ du calendrier. L’hiver, l’ennemi intime ? « Là-bas, personne ne dit aimer l’hiver. On l’accepte, c’est tout. ». Que dire alors des couleurs incroyables de l’automne ? De l’explosion de la végétation une fois les neiges fondues ? « Les saisons sont plus marquées. Les transitions plus abruptes. ».

On se souvient du périple de Guillaume autour du monde (*). Alors qu’il rentrait sur Breteil, Marie, après son année studieuse au Québec, s’accordait une pause entre le Mexique et Cuba. Avant que Guylène et Christian, les parents baroudeurs, ne partent sillonner l’Italie en duo. Il faut les suivre, les Hirel. A l’instar de son frère, Marie a donc sollicité la municipalité. « La bourse ? Elle est là pour favoriser la mobilité des jeunes. Ce sont mes parents qui m´en ont parlé. En 2013, j’avais pu en bénéficier à l’occasion d’une mission d´éco volontariat en Afrique du Sud. ». Nouveau projet, nouveau continent : Marie a bouclé sa 3ème année de licence en biologie des organismes. « Section internationale, anglais - français. C’est la pertinence du partenariat de Rennes 1 avec l’Université de Laval au Québec qui a déterminé mon choix. ». Une forme d’ERASMUS version belle-province. Sauf que question université, les cousins n’ont pas froid aux yeux : 48 000 étudiants, dont 6 000 étrangers. 2 600 profs qu’on tutoie et avec lesquels on peut prendre un verre, histoire d’en savoir plus sur leurs parcours perso. « L’université de Laval, c’est 250 associations étudiantes ! ».
Une ville dans la ville. Un cours, particulièrement, retient l’attention de Marie. « Le monde animal a toujours été au centre de mes préoccupations. Et voilà qu’on me parle de Jane Goodall, qui fut aux chimpanzés ce que Diane Fossey fût aux gorilles ! ». Révélation. Problème, au Québec, le chimpanzé ne court pas les avenues. « On y étudie pourtant de près ces espèces. La recherche est très développée et surement plus intéressante qu’en France, à mon goût. ». Marie rentre donc avec dans ses bagages l’envie majeure de s’engager vers un master en éthologie. « C’est l’étude du comportement des espèces animales. ». Mais difficile, chez nous, de s’imaginer un avenir en dehors de la recherche ou de l’enseignement. Amphi ou labo, très peu pour elle. « L’observation de l’animal, c’est le terrain. Dans un environnement au plus proche de son habitat. ». Sa rentrée 2016, c’est l’université de Paris 13. Et demain ? « Peut-être l’étranger. Réserve naturelle, organisation gouvernementale … ». Le regard clair de Marie cachant mal une franche détermination, gageons qu’aucune espèce ne puisse résister bien longtemps a ses questions. Les bêtes ont tant à nous apprendre sur nous-même. Qu’a-t-elle appris sur elle, au pays du franc parler, là où « Drive » se dit « Service au volant ? ». « Je suis plus ouverte aux autres depuis mon retour. ». A l’image du Québécois, accueillant au possible. Marie encourage vivement chacun à faire le voyage un jour. Pour les cousins. Pour les paysages. Pour l’autre culture.

(*) PB N°455 - Juillet 2016.

 Rédaction : Bruno MERLIN

Mégane LALANDE en Guyane de novembre à décembre en 2015
Ils étaient cinq. 3 gars et 2 filles qu’un trip Européen bringuebala d’Ouest en Est. Cinq à bénir le Pass Interrail et les voies ferroviaires. Mégane LALANDE en était, qui garde des images plein ses disques durs et plein sa mémoire. C’était il y a presque 3 ans (*). Et la voilà qui revient d’une nouvelle aventure. Parce que la jeunesse lui va bien, merci. Et les voyages aussi.

« Après avoir monté deux dossiers, j’ai pu obtenir l’aide de la mairie et de la Communauté de Communes. ». Son projet professionnel convainc : 2 bourses jeunes sont débloquées. Il faut dire qu’en mars, Mégane devrait exercer, forte d’un diplôme d’état d’infirmière. « Si tout va bien ! Je préfère me centrer sur les examens, sans trop me projeter. ». Alors soit. Ne vendons pas la peau de l’ours, ni la blouse de l’infirmière. Il n’empêche. Derrière la douceur apparente on sent poindre une franche détermination. « Je savais dès la fin de 3ème que je voulais devenir infirmière. ». La suite ? Un bac ES, des concours d’infirmiers plus « un stage très formateur aux côtés d’une libérale. ». Et aujourd’hui ? Mégane boucle sa 3ème année au sein d’une école bien connue du milieu médical : l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, géré par le Centre Hospitalier Nord Mayenne. « Une belle école où prévalent les rapports humains, la base de la profession à mes yeux. Cette année, je devais m’acquitter de 20 semaines de stages pros, dont 5 à l’étranger. ». Elle pense à l’Afrique. La conjoncture la freine. Mégane s’envole alors en novembre dernier pour un morceau de France nommé Guyane. Départ le 13 — jour des attentats — pour 5 semaines en immersion dans les services pharmacie, laboratoire et chirurgie du Centre Médical de Kourou. Elle loge chez une salariée du Centre. « J’étais à 10 mn à pied du travail. ». Un week-end, pas plus, pour s’acclimater sans trop de peine aux 5h de décalage et à la proximité de l’Équateur : « Habiter Kourou, c’est vivre dans un sauna ! ». Très vite c’est le grand bain pour Mégane et Manon, sa collègue de promo (à droite sur la photo). Tradition locale — chaleur oblige ! — une micro sieste en milieu de journée donne aux équipes le signal de la « transmission » : le suivi des patients est ainsi assuré sur les 12h de travail que se partagent le personnel. « J’en profitais pour aller discuter avec les patients. Beaucoup passent minimum 1 semaine en chirurgie. ». Être jolie comme un cœur n’empêche pas d’en avoir un gros. Tisseuse de liens, rassurante, Mégane soigne avec la voix autant qu’avec les gestes, bataillant sur 2 fronts : appréhender l’urgence d’une pathologie, tout en gérant le barrage de la langue. « À Kourou, l’hôpital est un brassage multi culturel. ». Formation à toute épreuve. Nos 2 bretonnes n’ayant pas omis de se préserver une semaine de tourisme, la seconde plus grande région de France leur a offert de tracer une droite entre hier et demain, du bagne de Cayenne au centre spatial de Kourou.

« Je viens de l’apprendre : mon stage pro en cancérologie à Eugène Marquis est accepté ! ». Dernière ligne droite avant d’exercer. Son voyage ne fait que commencer, il sera beau.

(*) Voir PB N°425 – Novembre 2013.

Rédaction : Bruno MERLIN

Florian PENARD à Taiwan de juin à septembre 2015
Clémence GARDETTE en Inde en 2015

Certains sourires révèlent une incontestable sincérité. « Petite, je rêvais d’aider les enfants défavorisés. ». C’est l’intime confession de Clémence GARDETTE. Ce désir, il ne manquait qu’un contexte, une opportunité, pour qu’il se dessine. Master 2, projet professionnel en neuropsychologie, avec le soutien de la Mairie et de Montfort Communauté, l’opportunité est là. Ou comment le rêve d’une petite fille devient le pari d’une jeune femme éclatante, habitée par la joie et solidement ancrée dans la réalité d’un monde. Pourquoi l’Inde ? « C’était une évidence. ».

Orly, 24 février. Une policière s’étonne : « Vous êtes majeure, vraiment ? ». Sûr qu’elle semble fragile, notre Clémence. Mais du haut de ses 22 ans, c’est un roc. « Pour appréhender les rues de Calcutta, il vaut mieux savoir gérer sa sensibilité. ». Autrement dit, âmes sensibles, préférez Chamonix.

L’Inde, c’est 1,2 milliard d’habitants. 14 millions à Calcutta, dont 2 millions dans la rue. Clémence a pour mission l’encadrement des enfants livrés à eux-mêmes, ceux dont on ne sait quoi faire. « Les tenir en place est difficile. Le matin, on ignore s’ils seront 10 ou 3 à nous rejoindre. ». Enfants de la rue ? « Non, c’est la rue qui est à eux. ». Idem pour les adultes. La rue est leur monde, un monde où ils vivent ensemble, là où les maisons (maisons ?) n’ont pas de portes. A Calcutta, la solidarité n’est pas qu’un mot, elle se vit au quotidien : frères de misère, certes, mais frères quand même. Et tant pis si, la nature humaine étant ce qu’elle est, on a inventé des castes. Comme si sous la poussière, on pouvait trouver plus insignifiant que la poussière. A Calcutta, malgré tout, on réussit peut-être là où nos cités pimpantes échouent : les religions foisonnent et cohabitent, le dénuement laissant peu de temps aux chamailleries identitaires ou théologiques.

Bien sûr, même si elle ne se voit pas, il y a la violence, les clans, la drogue. « Mais c’est comme si la rue protégeait les enfants. Il semble que ce soit l’affaire de chacun. Pas seulement des parents. ».

Mère Térésa reste une figure emblématique, fédératrice, reconnue par toutes les communautés. Pour elle, toute fin de vie méritait le meilleur accompagnement. Ce qui fit dire à un mourant : « J’ai vécu comme un animal. Je vais mourir comme un ange. ».

« La pauvreté choque les européens. Les indiens la vivent au quotidien. ». Ils font avec ce qu’ils ont et en sont heureux, quand nous sommes malheureux de ce que nous n’avons pas.

Puja, 19 ans, lui a été présentée par une bénévole sur le départ. C’est la première du bidonville à accéder à l’université, qui coûte environ 50 € par an. C’est beaucoup. Merci l’anglais : les jeunes femmes se comprennent, se complètent. Une fois rentrée, Clémence, actuellement en stage à l’hôpital Necker de Paris, garde le contact : la rue n’échappe pas à Facebook. « On devrait permettre à chacun de faire ce genre de voyage. Partir, seul ou pas, avec le désir de se rendre utile. ». Ses amis l’ont-ils trouvée changée à son retour ? Non. Le voyage l’a juste aidée à devenir ce qu’elle a toujours été : une brindille incandescente qui voudrait faire s’embraser l’espoir.

Rédaction : Bruno MERLIN

Avec Clémence à Calcutta : http://indiagram-2015.tumblr.com.


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Anaïs CHENEDE au Pérou en 2015
S’il est un souvenir que nous gardons de nos cours de géo, c’est celui-ci : un prof levant les yeux au ciel, une classe hilare à peine prononcé ce mot, Titicaca. Aujourd’hui titulaire d’un BTS tourisme, Anaïs Chénedé se doutait-elle alors qu’une bourse, délivrée par la Mairie et la Communauté de communes, l’aiderait à aborder les rives du lac bolivo-péruvien ?

« Immense, démesuré. Plus de 40 îles. On se croit en mer. ». A 3 8OO mètres, Anaïs reconnait s’être sentie un peu oppressée. Pourquoi le Pérou ? « D’abord pour perfectionner mon espagnol. Mais au-delà du séjour linguistique, le volontariat m’attirait beaucoup. ». Le principe ? Apprendre et offrir. 4 semaines de cours, 4 autres dédiées à un projet social. « En liaison avec l’académie latino-américaine, le site Wep trouve la famille, l’école, et dispatche les volontaires en fonction des besoins. ». Tout naturellement, Anaïs offrira son temps et l’enthousiasme de ses 21 ans aux enfants de la banlieue de Cuzco.

« Il vaut mieux être à l’aise avec la langue pour ne pas se laisser déborder par les sollicitations. L’école n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans. Avant, il y a les PRONOEI, à mi-chemin entre la garderie et la maternelle. ». La maîtresse pouvant encadrer jusqu’à 26 enfants, le/la volontaire l’assiste, notamment pour la préparation des petits déjeuners. « Lait et flocons d’avoine. La cuisinière trône au beau milieu de la salle de classe ! ». Dans un coin, le petit hôtel dédié au culte, sous la photo du pape. La journée commençant par 3 prières matinales. Mais pas ou peu de jouets. Elle voit les enfants sacrifier à tour de rôle une mandarine pour jouer au foot : « Lorsque que je leur ai offert un ballon, ils m’ont fait une vraie fête ! ».

Sur les sacs des gamins, Spiderman. XXIe siècle oblige. « Une institutrice gagne 65 €, sachant qu’elle doit assurer elle-même l’achat des cahiers pour toute la classe. On compte sur les dons pour le mobilier, les jouets. ». Touchée en plein cœur, Anaïs laissera derrière elle une valise remplie de jouets. La famille d’accueil assure les repas du matin et du midi. « Le soir, c’est la débrouille. Poisson ou poulet sont à la base de la plupart des repas. Peu d’option pour l’accompagnement : il vaut mieux ne pas être fâché avec le riz ! ».

A Cuzco, beaucoup travaillent en ville, dans les commerces, ou paradent en costume folklorique. « Le Pérou cherche à développer le tourisme. En ville, les hôtels de luxe pullulent. ». Comme les cars, aux allures improbables. En dehors de taxis officiels, une faune de chauffeurs improvisés s’active. Sans la moindre licence … et parfois sans permis. Mais une fois la voie ferrée franchie, la ville n’existe plus. C’est la banlieue, et très vite la forêt primaire du parc national de Manu : un millier d’espèces d’oiseaux référencés dont sept de perroquets. Début Mai, Maître Condor a-t-il croisé le vol ramenant Anaïs ? Son premier geste, une fois sur le sol français : envoyer un colis vers Cuzco. Nul besoin d’un regard acéré pour deviner l’impact qu’aura laissé sur elle la terre des Incas.

Rédaction : Bruno MERLIN
Lucie BOSSEUR DIT TOBY au Togo en 2014
Elle a un peu écarté le projet d’enseigner. « En tout cas pour cette année », assure Lucie BOSSEUR DIT TOBY, en plein Master à Brest*. Mais la mission Enseignement au Togo enchante encore le champ visuel de sa mémoire. Et si le coucher de soleil sur la rade ne manque ni de charme ni de magie, elle n’oubliera ni le levant sur Kara ni son air de commencement du monde.

Juillet 2014 : « Avec des membres de l’association humanitaire Un Monde Uni Pour le Développement, nous avons fait plus de 6h de voiture entre Lomé et Kara, à 7 dans un véhicule conçu pour 5. Le dernier matin, nous avons gagné une hauteur pour observer le lever du soleil. Pile entre la frontière du Togo et celle du Bénin. Splendide ! Et si apaisant. ». La frêle silhouette de Lucie-la-blanche est habillée de mauve, de safran et de bleu, s’enfonçant jusqu’à la taille dans les herbes hautes. Le paradis ? Pas loin. Il suffit d’imaginer la misère tutoyer un peuple au sourire éclatant, alors que la rivière toute proche fait exploser le végétal en mille nuances de vert. La richesse n’est pas une affaire de manne pétrolière. Le trésor de l’Afrique, c’est l’Afrique.

Licenciée LEA (Langues et commerces), Lucie avait découvert l’Allemagne lors d’un séjour ERASMUS, et travaillé en Angleterre comme assistante en langue française, s’essayant à l’enseignement. La passion du voyage grandissait. « J’aime découvrir les autres. Ma sœur était allée au Mali, aidée par une bourse jeune. A mon tour, j’ai sollicité la mairie. ». 2014 sera l’année de sa mission humanitaire. Les associations UMUD et JEUNES A TRAVERS LE MONDE achèvent de rendre possible le projet. Lucie souhaite renforcer ses compétences dans le domaine de l’enseignement. « 3 jours d’acclimatation ont suivi l’arrivée à l’aéroport de Lomé, avant que débute ma mission dans le village d’Ahépé. ».

Problème : en juillet pas d’école pour les enfants d’Ahépé. « Aidée par 2 membres de l’asso, j’ai trouvé un orphelinat où prodiguer des cours d’anglais et de soutien en français et mathématiques. ». Le tout du CP jusqu’à une classe de 3ème  ! Déployant des trésors d’ingéniosité pour rendre l’instruction ludique et vaincre la barrière du langage, Lucie joue une carte imparable : les chansons ! Ses élèves - de tous âges - se révèlent alors plus que motivés et très curieux.

Et les mères ? « Dans le cercle familial, la femme, celle qui donne la vie, est valorisée. Constamment active, travaillant, cuisinant, pouponnant, son rôle est fondamental dans l´éducation. Mais en société, l’homme domine. Nous avons rencontré le prince de l’ancienne capitale du Togo, qui nous l’a fait comprendre : la femme, même si elle sort, s’habille comme elle le souhaite et travaille, est absente de la vie politique. ». Les rendez-vous basiques comme le ménage, la cuisine, étonnante de saveurs inédites, le salon de coiffure au plafond de feuilles de palmier (look local pour Lucie) et surtout le marché, sont le véritable nœud social indispensable à l’économie et la culture togolaise. Lucie n’oubliera ni les lieux ni les visages croisés. Les petits matins de Kara embraseront longtemps les aurores de la rade.

(*) Management de Projets Internationaux Multilingues.


Rédaction : Bruno MERLIN
Gladys VAUFLEURY en Angleterre en 2014
Pauline DAVAL en Suède en 2014
A l’heure où tant rêvent « faire leur ERASMUS » sur Barcelone, au son des espagnolades de Klapisch, elle a choisi la Baltique plutôt que la Méditerranée. L’hiver plutôt que l’ibère, en somme. Elle est comme ça, Pauline. Même s’il lui fallut un temps avant de choisir entre le jour et la nuit :  « En décembre, le soleil se couche à 16h00. Déstabilisant ! ». 

Septembre 2013, au sortir d’un Master 1 économie et gestion des entreprises, parcours affaires internationales, Pauline DAVAL s’envole donc pour Klamar, ville suédoise de 63 000 habitants, plus proche du Danemark  que de la capitale.

23 ans plus tôt, elle naît à Paris, est une enfant à Vitré puis une jeune fille à Vezin, « Maman venait de Breteil. J’avais 15 ans quand on s’est installés sur la Commune ». Un bac ES (lycée Cassin de Montfort) lui ouvre les portes de l’IUT de Rennes 1 (économie et gestion des entreprises et administrations). « J’ai fait alors le choix d’un IAE (Institut d’Administration des Entreprises – Lille) plus abordable qu’une école de commerce. ». La licence (gestion) acquise, restait l’étape de l’international : « C’est à la lecture du Petit Breteillais* - bravo, Pauline ! -  que j’ai appris que la commune pouvait offrir une bourse jeune. J’ai contacté les protagonistes et décidé de me lancer ! ».

L’aide en question, la bourse européenne Erasmus et le coup de pouce des parents finalisent le projet. Budget serré : « En Suède, le coût de la vie est supérieur de 15 à 20 %. La fracture sociale ? Dans des villes comme Stockholm, je ne l’ai pas ressentie. Le taux de chômage est plus faible que chez nous. ».

Pauline, et c’est l’intérêt majeur du partenariat avec son Master français, souhaitait perfectionner son anglais. C’est chose faite : les suédois captent la langue dès l’enfance. D’abord de façon phonétique, n’envisageant l’écrit que plus tard. « L’influence américaine est prégnante. On ne prend pas la peine de financer le doublage des films : VO systématique ! Les publicités, idem. ». L’autre raison ? « Un diplôme français plus un Master international : un atout pour mon avenir professionnel. ».

Elocution parfaite, idées claires, la pétillante Pauline ne peut que séduire. Le cursus suédois (un modèle européen) implique largement l’étudiant, plus que responsabilisé : « Pas de partiels, mais un seul cours sur une semaine. Gros travail perso, chacun doit produire très vite une synthèse argumentée des cours. A 18 ans, faute de maturité, j’aurais été incapable d’assumer un tel parcours. Il n’est pas rare qu’un enseignant vous laisse au besoin son numéro. Le cours continue via les réseaux sociaux. Tout est fait pour le confort de l’étudiant. ».

La Suède, le pays des parkings à vélos, n’a pas froid aux yeux en matière d’environnement : 7 poubelles de tri ! Discipline chevillée au corps, mais non subie. Master 2 en poche, Pauline sera à la rentrée sur le marché du travail. Marketing, relations internationales, elle sera prête : « Je remercie la commune et encourage ceux qui hésitent à tenter l’aventure du départ. L’expérience est plus que formatrice. Et sur le plan humain, une révélation. ».

Rédaction : Bruno MERLIN
Dylan CHUINARD au Togo en 2014
Sous le crayon d’Hergé, Le Petit Vingtième publiait en 31 Tintin au Congo. Et si le Petit Breteillais tentait Les aventures de Dylan au Togo ? Elles commencent à Rennes, lycée professionnel Coëtlogon, où 2 classes ont fomenté durant 2 ans un projet raisonnablement fou. Nom de code : « Coetlomé ».

Dylan Chuinard connaissait l’Ecosse, la Roumanie. « C’était du tourisme. Ce voyage, je l’ai préparé avec le plus grand sérieux. ». Rien à voir avec une excursion : depuis 2007, les échanges entre l’asso créée par le lycée, le Centre Social d’éducation Pour Tous « Ma Patrie » (Lomé) et le partenaire « Tribu du Monde Bretagne », s’avèrent fructueux. L’édition 2013 du projet solidaire en témoigne, qui a vu s’envoler vers les terres africaines 7 filles et 5 garçons du 25 novembre au 16 décembre. Sur le tarmac, Dylan n’a pas attendu le décollage pour quitter le sol : « Une place était vacante, j’allais découvrir l’Afrique ! Mais mon implication dans un projet utile à d’autres, c’est ça qui comptait ! ».
Une mission, rénover l’école. Dans les bagages, des outils, des livres. S’ils savent que leur séjour ne changera pas la vie des loméens, face à des problèmes précis les jeunes bretons sont arrivés avec des solutions concrètes : optimiser l’arrivée de l’eau sur l’école, créer des toilettes, et pour les garçons en bac pro électrotechnique, améliorer le réseau électrique. Pour les filles, (accompagnement soins et services à la personne), initiation aux 1ers secours, hygiène.

6h de vol et premières impressions contrastées : bitume en ville, sable dès la périphérie, au bord des routes terreuses, les détritus détonnent entre les palmiers et les fleurs. « En terme d’aménagement, on a le sentiment que là-bas rien n’est terminé. Pour certains Togolais, c’est presque une fatalité … ». Sentiment identique au regard de l’éducation, asservie aux clichés sépias d’une république aux allures de vieille dame. C’est l’uniforme, même s’il est bleu ciel, et l’hymne matinal à la levée du drapeau. Mais c’est surtout l’école à la dure, le maître autoritaire : « À faire frémir les 2 profs qui nous encadraient ! On a fait le chemin de l’école avec les enfants. On leur a aussi fait des crêpes ! ». Les gamins vénèrent le foot mais, ne nageant point, laissent aux jeunes blancs les baignades sur le front de mer. À la frontière du Ghana, on parle le français et l’éwé. C’est un monde rural où se cultive le manioc et l’igname aux énormes tubercules. Pilé, il deviendra le fameux fufu. À l’heure d’inaugurer le forage à Sokodé, on a donné une fête pour honorer les blancs. En retour, les 5 lycéennes ont préparé des danses avec peintures traditionnelles sur le corps. « Les remerciements des enfants, c’était magique ! ». Visant le BTS électrotechnique, Dylan se rêve chef de chantier, technicien en maintenance, « J’aime maitriser tous les aspects d’un projet. ». Ses parents l’attestent : « C’est un autre Dylan. Il a gagné en maturité. » .

Partir l’a changé. Dylan le sait : s’il peut, il retournera vers l’Afrique. À la rencontre des autres. Et de lui-même.

Rédaction : Bruno MERLIN

Lucile LABRUNIE, Mégane LALANDE et Théotime LAMBERT en Europe en 2013
On le dit, les voyages forment la jeunesse. Ces trois-là peuvent en témoigner, qui semblent encore s’étourdir du périple alors que Breteil a vu leur retour il y a plus d’un mois. 3 semaines à faire et défaire la ligne d’horizon d’une vieille Europe. 5 500 km, si j’ai bien compté. Les chiffres et moi, ça fait 2. Enfin je crois.

Ils n’ont pas l’âge de la Constitution, mais Lucile LABRUNIE, Mégane LALANDE et Théotime LAMBERT, du haut de leurs 19 ans, ont à peu près celui du traité de Maastricht. Cocasse, mais la vraie motivation de nos baroudeurs a pris sa source ailleurs. Là où se sont mêlées les eaux fortes de leurs adolescences. « On se connait tous depuis le secondaire, voire le primaire. ». Avec Maël et Alan, les Montfortais qui ont fait partie du voyage, Mégane, Lucile et Théotime forment un quintet de belle facture. « À force de camper l’été, à droite et à gauche, nous nous sommes lancé le défi d’aller plus loin. ».
Toujours plus haut, toujours plus fort, comme dit le Père Fouras dans ses charentaises (maritimes). « Nous avons appris qu’un soutien de la mairie pouvait nous aider à boucler le  budget. Ça valait le coup de monter un dossier. ». Une bourse qui n’a pas pour vocation d’assister le jeune dans la préparation de « vacances » purement touristiques. « Il s’agit d’une sorte de partenariat avec la mairie. À nous de définir la thématique du projet. C’est dans cet esprit que nous avons choisi l’Europe et ses capitales. Du nord à l’est. ».
À leur charge de ramener dans les bagages, et surtout dans leurs têtes, de quoi nourrir un exposé à destination des Breteillais. Histoire de donner à d’autres jeunes des envies d’ailes ? « On livrera toutes les ficelles ! ».

Les États-Unis font rêver, l’Europe aussi. Tels les Kerouac du Vieux Continent, le goût du partage, de la découverte et la pratique de l’Anglais ont donné les clés nécessaires à nos apprentis baroudeurs. « L’accueil des autres voyageurs au sein des auberges de jeunesse a été tel que créer des liens fût facile. ».
Paris, Amsterdam, Berlin, Prague, Vienne, Budapest et même un détour par Munich … 3 à 4 jours par ville. Si ça, ce n’est pas voir du pays, je mange ma souris. « Les musées, l’opéra de Vienne et le parlement, c’était fabuleux ! ». Autrement dit : les jeunes, ils ont kiffé grave leur race. Sans parler du démesuré Sziget Festival de Budapest. « On était 400 000 ! Grand souvenir ! ». La fête n’empêchant pas l’émotion : « Dachau, on ne pouvait pas passer à côté. Pour tous, il y eut un avant et un après. ».
Si l’idée du voyage germa dans les esprits dès septembre, c’est en janvier que l’équipage s’est attelé à l’organisation. Réservation des chambres, trajet (merci le pass INTER-RAIL), chacun mouilla la chemise. Tous ont travaillé pour apporter l’argent nécessaire à l’équilibre des comptes.

Les enfants de Maastricht existent. Je les ai rencontrés.

Rédaction : Bruno MERLIN
Tiphaine MELEC à Taiwan en 2012

… supplia la petite fée. Mais l’aviateur n’écoutait pas. Pressé de quitter Brocéliande, il fila remplir ses jerricans à la superette qui proposait le kérosène à prix coutant. « Qu’importe, soupira-t-elle. Quand je serai grande, j’irai au pays du dragon ! ».

2009. Tiphaine Melec quitte Launay Quéro pour gagner l’empire du milieu. « C’était en octobre, avec le lycée. J’avais choisi le chinois en 3ème langue. Là-bas, les enfants peuvent apprendre dès 10 ans l’anglais ou le français ! ». Une famille pékinoise dès plus cordiale accueille Tiphaine qui ouvre grand les yeux : «  On fêtait les 60 ans de la Chine populaire. Un événement très fédérateur. Participation unanime et enthousiaste, alors que le chinois est par nature plutôt réservé. ». Les chars qu’elle voit place Tian’anmen, ce jour-là, explosent de couleurs, chaque communauté exhibant le sien. S’éloignent pour un temps les plaies d’un mauvais printemps.

Passée maître dans la confection des JiaoZi - des Raviolis bons comme là-bas ! - Tiphaine peaufine le parlé local, mais l’échange linguistique n’est qu’un début : à peine rentrée, elle rêve d’un second voyage. Soutenue par la fac - quitte à passer sa licence sur 4 ans - Tiphaine, attachée à ses racines, redoute un long séjour. Elle monte un dossier, décroche une bourse. « Seule opportunité pour une résidence de 3 mois, Taïwan. 3 ans après la Chine populaire de Pékin, le nationalisme de la République de Chine. ». Une forme de résistance face au communisme ?

Île de contrastes où se côtoient vingt-et-unième siècle et traditions, nature subtropicale et pics enneigés, Taïwan s’est développée à l’image du Japon et de l’U.E. : 80 % de nos précieux Net books y sont conçus !

La fracture avec l’Europe semble moins franche à Taipei qu’à Pékin. Accueil convivial, même si des lenteurs administratives entachent un événement majeur pour Tiphaine : ses 20 ans, fêtés sur place ! Difficile en effet d’obtenir avant cet âge des papiers d’identité ou même une carte SIM.

Avec l’amie qui l’accompagne, Tiphaine fréquente l’université 3 heures chaque jour. « Taipei  vit le soir : marchés de nuit, où la nourriture est plus abordable, commerces ouverts 24h / 24 et 7 jours / 7 … On y trouve même notre célèbre baguette, appelée  le pain français ! ».

Notons enfin que Tiphaine, imprégnée de culture japonaise, passionnée par les Mangas, participe sur Rennes 2 aux ateliers de l’association Tomodachi.

« En contrepartie de l’aide accordée par la mairie pour mon séjour, j’ai choisi de présenter en mai un diaporama à la médiathèque. Les Breteillais sont invités !  ».

Rentrée en décembre, Tiphaine pense à demain : échanges internationaux, traduction, commerce avec la Chine ou le Japon … Comment dit-on bonne chance en mandarin ?

… Et la jolie fée n’eut aucun mal à séduire le dragon de l’île aux cent montagnes.

Quelle buse, cet aviateur !

Rédaction : Bruno MERLIN

Typhaine HAMON en 2011
Pauline BOIVIN, Marie BOSSEUR et Charlotte PAGEOT au Mali en 2010

Pauline BOIVIN, Marie BOSSEUR et Charlotte PAGEOT sont parties en 2010 pour un stage humanitaire d’un mois au Mali.

Marie a d’abord été hébergée chez l’habitant à Bamako, toutes trois sont ensuite allées passer plusieurs semaines en brousse dans des villages différents. « Cela a été un dépaysement total, nous avons vécu des moments très forts avec la population. Sur le lieu de stage, nous avons eu beaucoup d’échanges avec les étudiants maliens bénévoles avec lesquels nous collaborions » souligne Marie. « Nous vivions dans des villages sans eau courante, sans électricité, où les habitants vivent en grande partie de leur culture et de l’élevage, ils nous ont réservé un accueil très chaleureux ».

Elles ont travaillé sur plusieurs projets : construction de clôtures, participation au pôle santé, réfection des tableaux de l’école, actions éducatives et aide aux projets des villageois. « Il y avait une énorme attente des habitants par rapport à notre présence » souligne Pauline. L’adaptation a été éprouvante et l’une d’elle a dû rentrer en France plus tôt que prévu. Toutes ces jeunes filles sont revenues avec une « taille de guêpe » : une perte de poids de 5 à 10 kilos liée à l’alimentation et à la qualité de l’eau qui ont provoqué des embarras intestinaux.

Avant leur séjour, elles avaient organisé à l’école des Trois Rivières une collecte de matériel scolaire qu’elles ont distribué aux enseignants maliens des villages. Elles ont rencontré les élèves du cycle 2 de cette école, courant septembre, pour leur raconter leur expérience au Mali. Une exposition a également été réalisée à la médiathèque de Breteil en décembre. Pour financer leur voyage, en plus de leurs économies personnelles, elles ont travaillé, vendu des confitures sur les marchés. Elles ont aussi obtenu chacune une bourse de 150 € de la mairie de Breteil. « Quand on revient en France, on se pose des questions sur l’utilité de tous les objets que l’on possède chez soi, que l’on considérait indispensables » disent-elles.

Une expérience très enrichissante qui invite à s’interroger sur notre façon de vivre, à relativiser notre rapport entre relation humaine et bien matériel.

Camille RENAULT au Burkina Faso en 2010
Camille RENAULT, originaire de Breteil, élève infirmière à Brest et ses collègues Cédric GOURRET, Lucas RIOUALEN et Murielle QUEAU sont venus partager leur expérience de stage au Burkina Faso avec les breteillais. Ils ont, dans l’après-midi, échangé avec les enfants de cycle 2 de l’école Notre-Dame puis le soir avec les adultes à la médiathèque. Leur stage s’est déroulé en deux parties : 15 jours dans un dispensaire, 15 jours dans un orphelinat dans la ville de Reo (région du Sanguié). Ils ont reçu une bourse jeunes de la commune de Breteil.

L’orphelinat de Reo est entièrement subventionné par l’association AFAOS. Il accueille une vingtaine d’enfants jusqu’à 4 ans, pour la plupart orphelins de mère, souvent morte en couche, et dont le père ne peut pas s’en occuper. Les enfants retournent au final dans leur famille ou sont adoptés par des burkinabés. La durée moyenne de séjour des bébés est de 6 à 8 mois. « C’est beaucoup de travail pour ces nounous africaines. Autant de biberons à donner, de couches en tissu à laver. Elles étaient contentes d’avoir notre aide. Nous avons appris à porter les bébés comme les mamans africaines et nous avons pu les promener à l’extérieur de l’orphelinat ce qui ne leur ai habituellement pas possible par manque de personnel. » commentent Camille et Murielle.

Le dispensaire de Reo fonctionne uniquement avec des infirmiers. Sur la région du Sanguié, il n’y a que trois médecins et ils ont plutôt un rôle administratif. Ces infirmiers font des diagnostics, prescrivent des soins et pratiquent des accouchements. « C’était difficile pour nous de nous positionner. Nous n’avons pas le même rôle en France. Nous avons donc souvent été observateur » nous dit Cédric. Le dispensaire manque de moyens, le personnel n’est pas sensibilisé à la prise en charge de la douleur qui fait partie du soin et que le malade doit supporter. Les consommables comme les aiguilles et les seringues sont payés par les patients, donc pas le droit à l’erreur. « C’est stressant ! Si on rate la veine, on doit recommencer avec la même aiguille, on ne peut demander au malade, dont la famille se sacrifie souvent pour les soins, d’en payer une autre » nous dit Lucas. « Durant notre stage, une femme avait besoin d’une césarienne, le mari a dû trouver un véhicule pour l’emmener à l’hôpital dans une ville. Heureusement, un français a pu l’emmener. Il a dû aussi faire le tour de ses proches pour récolter l’argent nécessaire à l’opération. Il a réussi. Sinon, cette future maman serait restée sur place et serait morte ».

Après cette expérience, nous réalisons notre chance de vivre dans un pays où tous les habitants ont le droit d’être soignés.

Vous pouvez parrainer un enfant
AFAOS : Association française d’aide aux orphelins du Sanguié
Adresse : 19, rue Faraday - 29200 BREST
Site internet : http://www.afaos.fr



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Jean-François CHAUVEL au Pérou en 2007

En 2007, Jean-François CHAUVEL est revenu ravi de son expérience péruvienne. « J´ai passé trois mois et demi exceptionnels. Cela m´a beaucoup apporté aussi bien sur le plan professionnel que personnel. J´ai travaillé dans une association sérieuse avec des gens d´exception ».

Le projet (développer les nouvelles technologies de l´information et de la communication) a été bien accepté par la population locale et semble maintenant installé durablement dans la vallée de Huaral. J´ai pu aussi découvrir les paysages variés et magnifiques qu´offrent le Pérou », explique Jean-François qui a présenté un diaporama photos de son séjour lors du forum de la vie locale. « Je remercie la mairie de Breteil pour son soutien ».

Je suis maintenant très heureux de pouvoir partager mon expérience avec les breteillais. Je vais aussi, comme je l´avais fait à mon retour d´Inde, aller dans les écoles pour parler de mon expérience avec les enfants ».

Un échange a été amorcé entre l´école des Trois Rivières et l´école de Palpa, un petit village de la vallée de Huaral. Les petits breteillais ont fait des dessins et écrit des petits mots aux écoliers péruviens et ces derniers ont fait de même ...

Jean-François CHAUVEL en Inde en 2005

Jean-François CHAUVEL, jeune breteillais, de retour après 4 mois en Inde, est venu partager son expérience avec les élèves des écoles de Breteil.
Un stage riche dans une association humanitaire venant en aide aux villages de pêcheurs sinistrés par le tsunami du 26 décembre 2004.
Sa présentation fait écho aux enfants qui, pour certains, ont eux-mêmes collecté des fonds pour la catastrophe.

« C’est l’occasion de parler de solidarité à l’approche des fêtes de Noël. C’est important de sensibiliser les enfants à la détresse de ces populations. » déclare Jean-François.

Ceci est maintenant chose faite devant 5 classes de l’école élémentaire publique et de toute l’école privée.

Une ouverture sur le monde très appréciée de tous.



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Descriptif du dispositif bourse jeunes
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